"Il n'est pas trop tard pour renaître."








"Humain, trop humain", jamais le masseur aveugle Ichi
n'a été à ce point vulnérable et, à la fois, presque surnaturel.
Vulnérable, bien sûr par son handicap visuel qui l'oblige à s'en
remettre à son ouïe, elle-même parfois défaillante, mais aussi par sa
solitude. Ichi ne retire-t-il pas lui même la balle qui l'a gravement blessé plutôt que de confier ce soin à son ami, le docteur Junan
? Surnaturel par son invincibilité, quelque soit le nombre ou la
qualité de ses adversaires et, aussi, parce qu'il apparaît toujours là
où on l'attend le moins, comme dans cette belle scène qui l'oppose à la
jeune femme acoquinée au groupe de fugitifs. A propos de femmes, Yasuda,
malgré un scénario perfectible, développe une relation intéressante et
ambiguë entre son héros et les deux personnages féminins du film. Et la
question de Nietzsche*, l'auteur de l'ouvrage précédemment cité,
devient, à ce propos, particulièrement pertinente. Zatôichi hatashi-jô
est, enfin, l'occasion de remettre en présence Shintarô Katsu
avec le comédien d'Akira Kurosawa
, Takashi Shimura
(celui qui, en particulier, incarnait le chef des samouraïs dans Shichinin no samurai
). Les deux hommes se retrouveront d'ailleurs, une dernière fois, dans l'avant-dernier épisode de la série "Zatôichi".
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*"se peut-il, d'une manière générale, que les femmes soient justes alors qu'elles sont si habituées à aimer, à n'être, peu importe pour ou contre, que sentiment ? De là vient aussi qu'elles sont rarement acquises à une cause, mais plutôt aux personnes..." (in "Humain, trop humain")





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*"se peut-il, d'une manière générale, que les femmes soient justes alors qu'elles sont si habituées à aimer, à n'être, peu importe pour ou contre, que sentiment ? De là vient aussi qu'elles sont rarement acquises à une cause, mais plutôt aux personnes..." (in "Humain, trop humain")
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